Hard rock

Hard rock
Le hard rock est né à la fin des années 1960 avec des groupes britanniques comme Black Sabbath, Deep Purple et Led Zeppelin. Il est issu de plusieurs influences :

le rock 'n roll et le rock britannique : les Beatles, les Rolling Stones, les Yardbirds, The Who ;
le blues endiablé de Jimi Hendrix ;
le blues-rock et rock sudiste de groupes comme Lynyrd Skynyrd et Steppenwolf ;
Le rejet musical du mouvement beatnik (mais pas nécessairement des valeurs).
Une certaine surrenchère technique et sonore.
Le hard rock est en fait une évolution naturelle de la musique de l'époque (on pense aux Beatles, aux Rolling Stones, aux Who ...) tant par la technique que dans la sonorité.

Il se caractérise par l'utilisation d'un trio de base constitué d'une guitare saturée, d'une guitare basse et d'une batterie. On ajoute à cela une certaine agressivité, tout en restant proche des racines blues et rock.

Certains estiment que les premiers morceaux de hard rock furent Revolution et Helter Skelter des Beatles.

Le sens du terme "hard rock" prête à controverses. Ainsi, il est considéré par certains comme un synonyme de ce que les Américano-Britanniques nomment heavy metal, par d'autres il ne représente qu'une petite partie de ce même heavy metal, pour d'autres, enfin, c'est un terme générique englobant toute forme de musique "hard" par opposition aux musiques "soft". En France, et en Europe continentale plus généralement, le terme hard rock fut longtemps préféré au terme américano-britannique d'heavy metal. Les fans de cette musique étaient d'ailleurs surnommés "hardos". Depuis le milieu des années 1980, l'usage du terme heavy metal prend le dessus sur le terme hard rock.

Le son des guitares électriques utilisé dans le hard rock est dit « saturé ». Il s'agit d'un son très riche en harmoniques, et qui dégage une impression de puissance et d'agressivité.

La saturation était obtenue à l'origine en mettant le volume de l'amplificateur de la guitare au maximum, ce qui provoque un écrêtage du signal : le signal électrique ne peut dépasser une valeur maximale et est donc tronqué, ce qui provoque une distorsion du son. Jimi Hendrix travaillait avec son ingénieur pour créer de nouveaux sons en modifiant l'électronique ; ceci a donné naissance à des dispositifs électroniques permettant de modifier le son sans risquer d'endommager l'amplificateur.

Hard rock et heavy metal
Jadis, hard rock et heavy metal étaient deux synonymes, mais depuis le début des années 1980, une scission se produit. Le vocable heavy metal est en effet redéfini par le journaliste Lester Bangs du magazine Creem. Toutefois, cette scission prête à controverses car elle apparaît mal définie ; Lester Bangs décède peu après sa « définition » et n'a pas le temps de la défendre et de l'affiner. Ainsi, selon Bangs,

le hard rock se définit avant tout comme une période : 1968–1976 ;
le heavy metal se définit par un certain nombre d'attributs (look cuir, clous et badges) et les thèmes des chansons ayant pour thème horreur et science-fiction (?!?).
Toutefois, il existe quelques rares exceptions à cette règle chronologique avec des groupes comme AC/DC, groupe connu surtout dans les années 80 et rangé dans la catégorie "Hard Rock". Le heavy metal naît au milieu des années 1970 avec des groupes commes Blue Öyster Cult et Black Sabbath. Ceci est tout à fait théorique car Black Sabbath débute sa carrière metal dès le début des années 1970... Bangs classe un groupe comme Scorpions en heavy metal, alors que ces derniers ne possèdent aucun des attributs décrits par le journaliste de Creem (entres autres, Scorpions préférait clairement les foulards aux clous...). De fait, et comme le précisent très justement Jean-Marie Leduc et Jean-Noël Ogouz dans leur ouvrage Le Rock de A à Z (1984) : « La distinction entre hard-rock et heavy-metal n'est plus aujourd'hui évidente .»

L'Encyclopedia of Rock & Roll de Rolling Stone ne fait pas de disctinction entre hard rock et heavy metal. Seul le terme heavy metal est défini et il englobe toute la composante hard rock et heavy metal en faisant référence à la chanson de Steppenwolf, Born to be wild (1968) : « heavy metal thunder ». L'encyclopédie de Rolling Stone évoque toutefois les théories de Lester Bangs (qui fut également journaliste chez Rolling Stone), sans en tenir compte. Précisons également que l'expression heavy metal a été déposée par le magazine américain National Lampoon.

En France, le grand public ne connaissait jusque dans les années 1990 que le terme hard rock, le terme heavy metal n'était utilisé que par les « connaisseurs ». Depuis, c'est plutôt le temre « métal » (tout court) qui s'est imposé.

En général, le hard rock s'inspire directement du blues et utilise des gammes pentatoniques majeures alors que le heavy metal s'oriente davantage vers des rythmiques lourdes et puissantes qui l'éloignent du swing. Certains groupes comme Judas Priest se sont radicalisés avec le temps et sont passés d'un genre à l'autre.

Hard rock et satanisme
S'il ne fait pas partie intégrante du hard rock et du heavy metal, le satanisme a flirté avec eux tout au long de l'histoire de ces mouvements. Il s'agit dans la plupart des cas d'un quiproquo, nourri par une ambiguïté voulue. Par exemple, un des premiers groupes de heavy metal s'appelait Black Sabbath (messe noire), mais si les paroles contiennent des références aux démons, au diable, c'est en fait pour en dénoncer les dangers (la chanson éponyme contient même une supplication « Oh no please God help me »).

Les références aux démons sont souvent utilisées pour leur côté fantastique, esthétique. Les groupes de heavy metal développent alors une imagerie typique (feux, diables, crânes et autres ossements, croix), mais aussi dans leur terminologie (emploi de termes à connotation religieuse, comme « sabbat », « ange »...) ; le signe de reconnaissance des hard-rockers est d'ailleurs le poing fermé, index et auriculaire levé, symbole des cornes du diable, mais aussi geste de conjuration en sorcellerie. Ceci est amplifié par le fait que certain fans pratiquent également les jeux de rôle, qui eux-même ont eu une réputation sulfureuse pour des raisons similaires dans les années 1980–1990 (mouvement de jeunes, activité n'existant pas à la génération précédente, imagerie fantastiques).

Cet aspect négatif du hard-rock a été attisé au cours de cette même période par des mouvements de protestation de familles d'enfants qui s'étaient donnés la mort, prétendument après avoir écouté ce type de musique. Le groupe Judas Priest fut ainsi accusé de diffuser des messages subliminaux dans ses chansons mais fut acquité.

Pour certains groupes, le satanisme intervient en tant que rejet de la religion, donc d'une norme et d'une morale : il s'agit donc là plus d'un anticléricalisme que de satanisme, par exemple le groupe Atheist.

Dans un second temps, le satanisme intervient en tant que contre-religion, religion qui protège et inspire, mais qui s'oppose aux religions bien ancrées dans la société comme le christianisme. Il n'y a en fait que très peu de groupes qui se réclament réellement du satanisme (par exemple Deicide).

Notons par ailleurs que l'imagerie satanique qui est souvent liée à ce genre peut attirer certains individus asociaux, en perte de repères, qui vont tenter de trouver une identité dans « le Mal ».

Hard rock et racisme
La musique hard rock et heavy metal n'a pas de lien avec le racisme, même si certain musiciens et fans peuvent être racistes. L'origine de cette réputation peut se trouver dans :

la violence de la musique : musique forte, percussions omniprésentes... et parfois paroles violentes aussi ; vu de l'extérieur, l'esthétique sonore et l'habillement peut faire croire à une accointance avec le oï des skinheads, alors que les deux domaines sont totalement à part ;
le fait que, dans les sociétés multiculturelles, les musiciens et le public du hard rock sont essentiellement blancs ;
les références aux États sudistes de certains groupes, qui sont en fait plutôt des références à la musique country (ZZ Top, Lynyrd Skynyrd) ;
certains groupes qui se revendiquent effectivement ouvertement raciste, comme les groupes de black metal nazi;
le côté provocateur de certains groupes qui n'ont souvent rien de raciste (les S de SS du logo de Kiss, la croix de guerre sur la guitare de James Hetfield, la tête de mort sur le casque de Marilyn Manson, les discours d'Hitler en intro d'une chanson de Undercover Slut...)
De nombreux groupes sont plutôt contre le racisme, la violence, la guerre et ont pour certains des préoccupation sociales (par exemple Accept, Trust, Anthrax, Kreator, Nuclear Assault). En revanche, certains sont machistes (AC/DC, Manowar). Il faut cependant noter que, malgré le folklore effectivement machiste, la gent féminine est assez bien acceptée. Preuve en est avec certains groupes dont la figure emblématique est une femme (Warlock, Nightwish, Lacuna Coil, Midnattsol, Leaves' Eyes, Theatre of Tragedy, Lunatica, The Gathering, Within Temptation, Evanescence, Tristania, Epica, Eths) ou même exclusivement composés de femmes (Vixen, Girlschool, Kittie, L7).

# Posté le dimanche 10 décembre 2006 16:30

Ozzy Osbourne

Ozzy Osbourne
John Michael Osbourne, plus connu sous le nom de Ozzy Osbourne, est un chanteur britannique né le 3 décembre 1948 à Aston, Birmingham. Il est également surnommé "The mad man" en référence aux frasques de sa vie privée et de ses prestations sur scène.

Ozzy, qui était un étudiant plutôt médiocre, commença à chanter dès le secondaire. Il fit d'ailleurs partie du groupe The Approach qui reprenait des pièces de Otis Redding qui sonnaient comme de la "merde disco" selon les dires d'Ozzy lui-même. Il fit ensuite partie de Rare Breed avec Geezer Butler. Plus tard, ils rejoignirent Tony Iommi et Bill Ward dans Polka Tulk qui devint Earth pour ensuite devenir Black Sabbath.

Pendant ses années avec Black Sabbath, il se maria une première fois et eut 2 enfants : Louie et Jessica. Il fut congédié du groupe en 1979, à cause de sa trop grande consommation d'alcool et de drogues. Il ne participait plus aux enregistrements du groupe à partir du moment où il avait enregistré sa partie. On ne lui faisait écouter que la version finale des enregistrements. C'est Tony qui a pris la décision de le congédier, mais c'est Bill, son meilleur ami, qui lui a annoncé. Ozzy écrivait la plupart des textes du groupe jusqu'à son départ en 1979. Il écrivit donc les plus grands succès de Black Sabbath, ceux qui sont désormais considérés comme des classiques.

L'après Black Sabbath

Lorsqu'il quitta le groupe, il sombra encore plus dans la drogue qu'il se faisait livrer à son appartement. Lorsque Sharon (la fille du gérant de Black Sabbath) vint pour des dettes, elle le vit et décida de l'aider à se sortir de là. Elle arriva une journée en lui disant: "lève toi, prends une douche on va voir des maisons de disques". Ozzy alla chez Sony Music mais il avait bu. Arrivant devant les producteurs il vit deux colombes, il les libéra, mais l'une d'elles revint, c'est alors qu'il lui arracha la tête avec les dents. Les personnes de Sony trouvèrent heureusement que c'était ce qu'il leur fallait. Cette anecdote construira la légende ; il fera de même plus tard avec une chauve-souris lancée sur scène par un fan. Ozzy clamat qu'il avait pris l'animal pour un jouet en plastique, mais cette fois, il dû se faire vacciner contre la rage (il se fit vacciner et tout rentra dans l'ordre) [1].

Il s'entoura de musiciens chevronnés pour enregistrer ses propres succès. On pouvait trouver Randy Rhoads (né Randall William Rhoads le 6 décembre 1956 à Santa Monica en Californie et décédé le 19 mars 1982) de Quiet Riot à la guitare, Bob Daisley de Rainbow à la basse et Lee Kerslake (ex-Uriah Heep) à la batterie. Sharon, la fille de son gérant Don Arden, devint sa gérante en plus de son amie de c½ur. Ils allaient se marier quelques temps plus tard et avoir 2 filles : Aimee et Kelly et 1 garçon : Jack.

Randy Rhoads impressionna par son talent exceptionnel sur le premier album d'Ozzy, Blizzard Of Ozz. Pour l'album suivant, Diary Of A Madman, Daisley et Kerslake quittèrent pour être remplacés par Rudy Sarzo à la basse et Tommy Aldridge à la batterie. 1982 fut une année difficile pour Ozzy. Tout d'abord, il dut être traité pour la rage, parce qu'il avait mordu la tête d'une chauve-souris sur scène. Puis, dans la même année, son guitariste, Randy Rhoads, perdit la vie dans un accident d'avion alors qu'il n'avait que 25 ans et une carrière magnifique devant lui. Il fut remplacé par Brad Gillis. Avant la fin de l'année, on fit paraître un double album en concert contenant des classiques de Black Sabbath (Speak Of The Devil). Suite à la tournée, Sarzo et Gillis quittèrent Ozzy. Daisley fit un retour et la guitare fut assurée par Jake E. Lee. Après la sortie de Bark At The Moon en 1983, c'était au tour de Aldridge de quitter le groupe et il fut remplacé par le batteur de renom Carmine Appice (né le 15 décembre 1946 à Staten Island, New York). Cette combinaison fut de courte durée et Appice fut remplacé par Randy Castillo et Phil Soussan prit la relève à la basse. En 1986, on mit sur le marché l'album The Ultimate Sin, suivit l'année suivante par un album en concert mettant en vedette le regretté Randy Rhoads (Tribute). Daisley joua sur l'album No Rest For The Wicked en 1988, mais il fut remplacé par Geezer Butler pour la tournée subséquente. Sur cet album, on retrouvait aussi le jeune guitariste talentueux Zakk Wylde de Jersey City au New Jersey qui demeura avec Ozzy pour les 7 années suivantes.

La fin des années 80 fut une période plutôt difficile pour Ozzy. Il fut poursuivi pour avoir incité des jeunes au suicide à cause des textes de ses chansons (notamment "Suicide Solution" de l'album The blizzard of Ozz). Heureusement, il fut déclaré non coupable. Sa femme Sharon l'aida à surmonter son problème d'alcool, bien qu'il ait tenté de l'étrangler un soir de beuverie. En mars 1989, Ozzy put savourer un succès au top 10 grâce à un duo avec Lita Ford : "Close My Eyes Forever". En 1992, il démarra une longue tournée suite à la sortie de No More Tears, mais il fut ralenti par une fracture multiple à un pied. Il alla donner un concert pour la première fois à San Antonio, Texas depuis qu'il y avait été banni en 1982 alors qu'il avait uriné sur le mur d'un monument historique habillé en robe (sa femme avait enlevé tous ses vêtements de l'hotel pour qu'il ne sorte pas boire). En 1994, il travailla avec Therapy? pour enregistrer Iron Man pour l'album hommage à Black Sabbath Nativity In Black. Un nouvel album suivit en 1995 (Ozzmosis) avec Geezer Butler à la basse, Rick Wakeman aux claviers, Zakk Wylde à la guitare et Deen Castronovo à la batterie.

En 1997, Ozzy mit sur le marché The Ozzman Cometh qui était une compilation de ses plus grands succès avec des enregistrements inédits datant de la belle époque de Black Sabbath. Il s'agissait d'une bonne introduction à la réunification de ce groupe légendaire pour une nouvelle tournée. En 2001, on avait droit à un nouvel album de Ozzy Osbourne : Down To Earth, extrêmement fidèle à son style. Un album qui nous rappelle que Ozzy et Black Sabbath faisaient du heavy metal bien avant tout le monde et qu'ils demeurent les maîtres du style.

En 2001, MTV débuta une série sur sa vie alors qu'une équipe de tournage suit Ozzy et sa famille dans leur vie de tous les jours. The Osbournes allait devenir le plus gros succès de l'histoire de MTV et allait pousser plusieurs autres artistes à tenter la même expérience, mais sans grand succès.

# Posté le dimanche 10 décembre 2006 16:34

Modifié le dimanche 10 décembre 2006 16:47

AC/DC

AC/DC
AC/DC est un groupe de musique australien, pionnier du hard rock

Depuis ses débuts, AC/DC joue du « rock ».

Les compositions du groupe sont dans la plus pure lignée du blues et rock : mesure binaire (trés appuyé chez AC/DC), gamme pentatonique (utilisé en blues) et solo de guitare.
Les guitares saturées (le son Marshall), la voix grinçante et la hargne des morceaux rangent AC/DC dans la catégorie hard rock. Cependant, la musique d'AC/DC est empreinte de blues aussi bien dans les solos (Touch Too Much, par ex.) que dans les riffs (The Jack, Stiff Upper Lip, par ex.).
Qualifier la musique d'AC/DC de heavy metal est abusif tant elle est proche de la structure commune au blues et au rock. Seules des pistes de l'album The Razor's Edge (The Razor's Edge et Thunderstruck) empruntent quelques éléments au metal.

La palette d'accords employés par les frères Young est assez simple ; les accords de MiM, LaM, SiM, RéM revenant le plus souvent (exepté dans certains titres de l'album Ballbreaker et dans The Razor's Edge). La discographie d'AC/DC est particulièrement homogène, aussi bien au niveau du style que de la qualité. La musique du groupe a évolué depuis sa formation, mais son orientation est restée la même...

Le commencement
Nés en Écosse, à Glasgow, les frères Young (George, Malcolm et Angus) arrivent en Australie en 1963, et s'installent dans la banlieue de Sydney. C'est George qui commence le premier à jouer de la guitare, suivi par Malcolm puis Angus. Dans les années 1960, George connait le succès avec les Easybeats. Ce succès déteint sur Malcolm qui rejoint en 1971 le Velvet Underground de New Castle (à ne pas confondre avec celui de Lou Reed). En décembre 1973, Malcolm crée son propre groupe : AC/DC.

Le nom AC/DC vient d'une suggestion de Margaret, sa s½ur, qui a vu ce sigle au dos d'une machine à coudre de marque Singer. AC/DC est le sigle pour alternating current/direct current, soit, en français, « courant alternatif/courant continu ». Cependant, les membres du groupe ne réalisent pas la connotation que le terme pouvait avoir : en argot, AC/DC signifie « à voile et à vapeur », c'est-à-dire bisexuel. Une autre idée de Margaret est l'utilisation de l'uniforme de collégien (que Angus, en revenant de l'école, ne prenait pas le temps de quitter pour se jeter sur sa guitare) comme costume de scène. Cet uniforme est devenu partie intégrante de l'image du groupe.

En 1973, le groupe est composé de Malcolm Young, Angus Young, Dave Evans, Larry Van Kriedt et Colin Burgess (avec pour postes respectifs, guitare rythmique, guitare solo, chant, basse et batterie). La sortie d'un single et la tournée des clubs qui s'ensuit amènent à se rencontrer AC/DC et Michael Browning qui devient le manager du groupe. Le line-up subit de nombreux changement de batteurs (Ron Carpenter, Russell Coleman puis Peter Clack) et de bassistes (Rob Bailey). Ronald « Bon » Scott, le chauffeur du groupe, propose ses services de musicien au groupe et redevient chanteur, après ses débuts en 1967 avec the Spektors, puis the Valentines.

Le groupe enregistre leur premier album (High Voltage) en 1975 avec Malcolm Young, Angus Young, Bon Scott, George Young, Tony Currenti (guitare, guitare, chant, basse, batterie), produit par George Young et Harry Vanda, ancien membre des Easybeats. Sorti en mars 1975, cet album n'a pas le succès escompté. Le line-up se fixe après le recrutement de Mark Evans à la basse, et Phil Rudd à la batterie.

# Posté le dimanche 10 décembre 2006 16:51

Heavy metal

Heavy metal
Le heavy metal est un genre musical dérivé du rock. Littéralement, heavy metal signifie « métal lourd ».

L'expression « heavy metal » a été pour la première fois utilisée par un journaliste pour qualifier la musique de Jimi Hendrix ; il en disait en effet : « It's like heavy metal falling from the sky ». Le terme est également utilisé par Steppenwolf dans la chanson Born to be wild (bande originale du film Easy Rider).

De plus « heavy metal » est un terme militaire signifiant « artillerie lourde », désignant ainsi les grosses pièces de canon. D'après certains, l'origine de cette appellation viendrait de là, et pourrait être liée à la contestation de la guerre au Viêt Nam qui a accompagné la naissance du genre.

Le heavy metal est apparenté au hard rock (AC/DC, Aerosmith, Guns N' Roses, Led Zeppelin...) par les instruments utilisés (guitare électrique saturée, basse et batterie) et le son, mais qui s'éloigne de la structure du blues.

On attribue généralement la création du heavy metal à Tony Iommi, guitariste de Black Sabbath, qui a su réutiliser le triton, une intervalle de notes formant un certaine dissonance et dont l'usage était interdit par l'Eglise au Moyen-âge.

La composition accorde en général une grande importance aux solos de guitare, tout du moins jusqu'à la fin des années 1990, et aux rythmiques (riffs) composées quasi exclusivement d'accords de puissance (power chords). La frontière entre hard rock et heavy metal est parfois floue, certains groupes passent de l'un à l'autre, par exemple Whitesnake, Blue Öyster Cult, Rainbow, Motörhead.

Un élément important de certains groupes, dits de metal symphonique est la tendance à mélanger les guitares électriques avec des styles de musique très variés : classique, celtique, musique médiévale ou renaissance, new age ou synthétiseur.

L'imagerie utilisée pour les pochettes des albums, les affiches, la mise en scène des concerts s'inspire souvent de la littérature fantastique (médiéval fantastique, horreur gothique) et de la science-fiction.

Ce genre musical est né au début des années 1970 avec les groupes britanniques Black Sabbath et Judas Priest. L'influence des premiers groupes de hard rock Led Zeppelin ou Deep Purple fut également déterminante, notamment du point de vue du style vocal lyrique qui allait influencer de nombreux groupes à partir du début des années 1980 : Iron Maiden, W.A.S.P sans oublier les Metallica, Megadeth...

# Posté le dimanche 10 décembre 2006 16:56

Aerosmith

Aerosmith
Aerosmith est un groupe de hard rock américain, créé à Boston au début des années 1970, et qui a connu un regain de popularité à partir de la fin des années 1980 et au début des années 1990. Leur musique est un hard rock typique des années 1970, mais qui reste tout de même proche de ses racines blues.

Vers la fin des années 1960, Steven Tyler, un jeune batteur de Boston, rencontre le guitariste Joe Perry dans la boutique d'un marchand de glaces du New Hampshire. Ensemble ils forment d'abord le Jam Band, un power trio à la Cream, avec le bassiste Hamilton. Un second guitariste, Whitford, puis un batteur, Kramer, se joignent à eux, Tyler se consacrant au chant. Aerosmith est né. L'été 1970 le groupe se rode à The Barn, une boîte du New Hampshire, touchant un cachet de trente dollars par soir. Un bon bouche à oreille lui permet de se fixer à Boston, où il joue dans le circuit des bars du campus. Un noyau de fans le suit déjà dans tous ses déplacements. Épaté par son passage explosif au Max's Kansas City de New York, Clive Davis, le patron de Columbia lui offre un contrat en 1972. Un premier album (sans titre) au rock brut, primaire et mélodieux, incluant une reprise de Rufus Thomas, sort début 1973. Les ventes sont modestes, et le succès en 45 tours de la ballade "Dream On" reste régional. De même pour le second Get Your Wings (1974) qui compte une reprise des Yardbirds ("Train Kept A Rollin'"). Le groupe accompagne en tournée Blue Öyster Cult, Mott The Hoople et les Kinks, conquérant un public de plus en plus vaste.

"Toys In The Attic" (1975), avec ses quatre millions d'exemplaires vendus, met le feu aux poudres. Aux États-Unis, Aerosmith emplira vite les stades, faisant jeu égal avec Kiss et Journey. Mélange vitaminé de groove funkie et de riffs à la Stones, avec des paroles salaces, ce disque reste au sommet avec les tubes "Walk This Way" et "Sweet Emotion", égalé par le classique Rocks (1976), qui inclut "Back In The Saddle" et "Last Child". Réédité en 1976, le simple "Dream On" impose le style des power ballads qui plaira tant aux radios FM. La critique se moque de Tyler, en qui elle voit une doublure caricaturale de Mick Jagger, avec les mêmes grosses lèvres et le même déhanchement. On surnomme, par dérision, Tyler et Perry les « Toxic Twins » (les « jumeaux toxiques »), en raison de leur excès de substances chimiques.

Fin 1977, la décadence s'amorce déjà. Draw The Line (1977) ne comporte aucun titre marquant et le double Live ! Bootleg (1978) déçoit. Dans Night In The Ruts (1979) [« Une nuit dans la rouille », contrepèterie de « right in the nuts : en plein dans les couilles »], produit par Gary Lyons (Queen, Foreigner, Ian Hunter), Aerosmith se montre sans conviction, reprenant "Think About iT" des Yardbirds et "(Remember) Walking In The Sand" des Shangri-Las. Sitôt l'enregistrement terminé, Perry Lâche le groupe. Le public se lasse aussi, et le disque aura relativement moins de succès. Pourtant, une reprise de "Come Together" leur offrira un nouveau tube. En 1979 le guitariste démarre son Joe Perry Project chez Columbia (Let The Music Do The Talking, en 1980, et I've Got The R'n'R Again, en 1981, feront une apparition fugace dans les clasemments) puis chez MCA (Once A Rocker, Always A Rocker, en 1983. Jimmy Crespo, ex-Flame le remplace pour une tournée qui coïncide avce la sortie d'un Greatest Hits (1980). En 1981, Brad Whitford part à son tour, enregistant un album solo chez Columbia avec Derek Saint holmes (ex-chanteur guitariste de Ted Nugent). En 1981, tyler se remet lentement d'un accident de moto, et la drogue n'arrange pas les affaires du groupe. Il faut attendre 1982 et l'arrivée du guitariste Rick Dufay pour qu'Aerosmith reprenne ses activités et enregistre un Rock In A Hard Place plutôt faible mais fidèlement accueilli par son public.

Au milieu des années 1980, Aerosmith se « remet en selle », pour reprendre le titre de sa tournée de 1985. En 1984, le jour de la Saint-Valentin, Perry et Whitford reviennent dans le groupe pour le concert à l'Orpheum Theater de Boston. Tyler, intoxiqué jusqu'aux yeux, s'écroule sur scène au début de la tournée. En 1985, alors que son contrat avec Columbia expire (« Ils en avaient marre que nos chèques soient directement encaissés par des dealers »), le groupe signe un contrat très juteux avec Geffen. De cet accord naît Done With Mirrors, son meilleur album depuis longtemps. Tyler et Perry suivent chacun une cure de désintoxication. En 1986, en concomitance avec le premier Classic Live, le duo de rappeurs Run-DMC reprend "Walk This Way", invitant Tyler et Perry dans son clip. Cette association entre rock et rap fera date. En 1987, quelques mois après le Classic Live Two, Permanent Vacation, confirme la réussite de la seconde formation, commerciale, certes (trois fois disque de platine), mais aussi musicale. Grâce aux mélodies sur mesure des compositeurs Desmond Child et Jim Vallence, des titres comme "Dude (Looks Like A Lady)", "Rag Doll" et "Angel" occupent les ondes. Les fans de la première heure regrettent cette sophistication nouvelle. Après la compilation Columbia Gems en 1988, Pump (1989) présente un équilibre parfait entre le raffinement et la hargne des débuts. Empli de ballades parfois mièvres comme "What It Takes", prétextes à vidéos exhibant des filles agréablement charpentées sur MTV , le disque inclut "Love In An Elevator", le controversé "Janie's Got A Gun" (sur l'enfance maltraitée) et "The Other Side", tous des tubes.

En 1991, peu après la sortie de Pandora's Box, coffret de trois CD réunissant tubes, raretés et reprises inédites (où la période Geffen des années 1980 n'est, hélas, pas représentée), le groupe apparaît dans la série animée Les Simpsons. En 1994 sortent Big Ones, compilation axée principalement sur les ballades, et Box Of Fire, regroupant en un coffret tous les albums du groupe chez Columbia. Après Get A Grip (1993), Aerosmith, revenu chez Sony-Columbia, a longtemps préparé Nine Lives (1997), un disque surchargé d'effets sonores, réalisé dans un climat de déchirement (le manager Tim Collins, affirmant que Tyler se droguait à nouveau, a été renvoyé au milieu des séances), disque jugé sans spontanéité et trop lisse. Un double live, A Little South Of Sanity (1998) a été enregistré en guise de conclusion du contrat avec Geffen. Cette même année le groupe signe la bande originale du film Armageddon dans lequel joue Liv Tyler (soeur de Mia Tyler), fille du chanteur. Avec les quelques autres disques qui suivirent, le groupe revint sur le devant de la scène (Depuis 1999, l'attraction Rock 'n' Roller Coaster des parcs Disney propose même d'écouter la musique du groupe dans une montagne russe !), ne retrouvant toutefois que partiellement sa fougue et son public passé.

Membres actuels
Steven Tyler - Chant, piano et harmonica (depuis 1970)
Joe Perry - Guitare et chant (de 1970 à 1979, puis depuis 1984)
Brad Whitford - Guitare (de 1970 à 1979, puis depuis 1984)
Tom Hamilton - Basse (depuis 1970)
Joey Kramer - Batterie et percussions (depuis 1970)

Autres membres
Ray Tabano - Guitare (de 1970 à 1971)
Jimmy Crespo - Guitare (de 1979 à 1984)
Rick Dufay - Guitare (de 1980 à 1984)
Thom Gimble- Synthétiseur et saxophone (de 1988 à 1996)

# Posté le dimanche 10 décembre 2006 17:03